Financer les universités
Offrir aux universités québécoises une nouvelle source de financement consacrée à l’enseignement, aux installations et à la recherche.

— En construction —
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16 septembre 2014
Imaginé par Gilles Ragault, le Régime d’accès général aux universités, ou RAGAU, proposait une nouvelle façon de financer l’enseignement universitaire québécois tout en facilitant l’accès aux études supérieures.
Son idée reposait sur la création d’un fonds de solidarité universitaire inspiré des fonds de travailleurs. Les Québécois auraient pu y investir par l’entremise des institutions financières et bénéficier d’un crédit d’impôt. Les sommes recueillies, administrées avec la participation de la Caisse de dépôt et placement du Québec, auraient servi à financer les universités et à avancer les droits de scolarité des étudiants.
Il s’agit d’une proposition personnelle soumise en 2014, et non d’un programme gouvernemental adopté. Le mémoire précise lui-même que sa mise en œuvre nécessiterait des analyses actuarielles, budgétaires et démographiques ainsi que des accords entre les gouvernements.
Le mécanisme imaginé
Plutôt que de devoir assumer immédiatement le coût de leurs études, les diplômés auraient contribué progressivement au régime sur une période pouvant atteindre quinze ans.
Offrir aux universités québécoises une nouvelle source de financement consacrée à l’enseignement, aux installations et à la recherche.
Rendre les études supérieures plus accessibles sans imposer immédiatement leur coût aux étudiants participants.
Diriger une partie de l’épargne privée vers un projet collectif porteur pour l’avenir humain, économique et social du Québec.
La vision défendue
Le RAGAU cherchait à créer un véritable mécanisme de solidarité intergénérationnelle : l’épargne d’aujourd’hui aurait financé les étudiants de demain, tandis que les diplômés auraient participé à leur tour au maintien du système.
Audacieux et profondément tourné vers l’avenir, le projet soulevait aussi d’importantes questions fiscales, législatives et financières. Sa mise en œuvre aurait nécessité une collaboration entre le gouvernement du Québec, le gouvernement fédéral, les universités, la Caisse de dépôt, l’Autorité des marchés financiers et les institutions financières.
Au-delà de ses mécanismes techniques, le RAGAU témoigne surtout de la volonté de Gilles Ragault d’imaginer des solutions concrètes et originales aux grands enjeux collectifs. Il voyait l’éducation non seulement comme une dépense publique, mais comme un investissement dans le potentiel humain, économique et social du Québec.
Le document original
Nous vous invitons à lire le mémoire complet afin de découvrir le fonctionnement proposé du RAGAU, les principes qui l’ont inspiré et la vision de Gilles Ragault pour l’avenir de l’enseignement universitaire québécois.
Le document intégral est conservé dans le dépôt numérique de la Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec.
Les liens ouvrent le site officiel de l’Assemblée nationale dans un nouvel onglet.